J'écoute : Dominik Eulberg Je regarde : erkéramzi Je lis : Save private trax Je joue : au loft Je mange : nu Je bois : un petit vin blanc Je cite : apichatpong Je pense : a lui Je rêve : .... (mis à jour jeudi 12 juillet 2007 à 23:57)
Mise en scène, musique et flow d'un texte d'Hamlet. Un objet multiple avec recul, mise en abime et transfiguration personnelle de rigueur.
A la clef, une tournée triomphale en Ukraine et un disque featuring tout ce que la bretagne comporte de groupe d'avant garde et/ou electro ( le Quatuor Debussy, abstrakt keal agram et leurs amis )
A la recherche permanent du néant et de l'inanité scénographiée, je me suis pris d'une passion pour Secret Story.
Malheureusement, malgrès toute la qualité de ce programme, il n'en reste pas moins vulgaire.
J'ai donc tenté de visionner Steak. Et il se trouve que même si ce film est proche de l'abyssal, il n'est pas vide. Enfin pas plus que le ParisParis le soir de la fête du tricot.
En desespoir de cause, j'ai faillit céder au Gus Van Sant et ces acteurs muets filmés de loin, cheveux devant les yeux. Mais ce serait trop facile.
Alors peut être un peu de Dopplereffekt...
Finalement non, faire du lachage de nom sur ce blog est largement suffisant.
C'est avec un peu de retard, du à un débordement extrasec du réel sur le virtuel, que je vous parle de ce disque et de ce performer qu'est Dan Deacon.
Alors Dan Deacon, c'est un peu un illustre inconnu dans nos contrés. Après renseignement, il est plutôt connu au pays des burgers, du côté de Baltimore avec d'autres groupes low tech rigolos décalés. Parce que sa musique elle est low tech rigolote, décalée et finalement complètement maîtrisée. Dans mon échelle de jouissance personnelle, je crois que seul le vide existentiel (j'ai vu Last Days hier) dépasse le bordel maîtrisé.
Le disque s'ouvre avec un woodywood peecker étêtant et se ferme sur un dialogue bouclé superbement irritant. Entre temps en croise quelques voix idiotes accélérées sur des mélodies naïves supportées par une énergie parfois quasi punk, et quelques expérimentation un peu plus noisy.
Le tout, parait-il, à apprécier pleinement lors des performances de l'artiste.
Bon, alors là bien sur, ça ressemble à rien, mais c'est bien l'idée.
Je ne vais pas vous faire une chronique dans le détail du nouvel album de The Cinematic Orchestra, d'autres le font bien mieux que moi.
En réalité, beaucoup d'autres personnes font beaucoup de choses bien mieux que moi. Mais j'ai un blog, alors je fais comme tout le monde: j'occupe l'espace.
Sachez juste que cet album est beau à vous tirer des larmes.
Une prairie dont la verdure bourgeonnante pointe de rose pâle. Quand on s'y allonge, on peut voir les nuages cotonneux disputer aux oiseaux de passages le ciel, baigné de cette leur timide du petit matin. On plonge sa main, une grotte où l'humidité sur les parois laiteuses donne un aspect presque organique. Il y fait tendre, on y est bien. La lumière de la bougie tapisse des ombres mouvantes sur cet espace étrangement familier.
Pour ceux qui se demandent, je n'ai pris qu'un seul verre de vin.
Une fois n'est pas coutume, un peu de militantisme (et de pub gratuite).
Ceci est un lien sur un billet très intéressant traitant de l'homophobie dans sa forme actuelle -> http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2007/05/le_17_mai_jour_.html
Dimanche - Humeur contestataire. S. au pouvoir. Une chance d'un renouveau artistique libre de tout pouvoir. Réaction aux réactionnaires. Alternative au Disneyland bobo-contemporain de Delanoé. Alternative aux rassemblements populaires avec nivellement par le bas de Jack.
Mardi - Humeur sous-culturelle. Vous parler du dernier épisode de Life On Mars. Très bon, bien qu'un peu prévisible. Rattrapage demain.
Mercredi - Humeur angoissée. Questionnement existentiel sur l'amitié. Plus généralement les relations humaines. Plus particulièrement les miennes. Y'a du boulot. Mais toujours la même obsession et les même appréhensions. Quelle place pour l'individu dans une société curieusement individualiste mais lissant les particularités ? Quel place pour l'achèvement à travers l'autre et non les autres ?
Jeudi - Humeur attentiste. Rien que du commun, mais quelqu'un de bien.
Samedi - Humeur curieuse. Vous êtes qui, vous, autres personnes qui peuplez cette planète ?
La problème de délivrer des cds concepts agrémenté d'un dvd, c'est que ça déflore un peu le concert.
Les live laptop, c'est déjà pas terrible visuellement, mais quand en plus on connait déjà les vidéos projetées pour agrémenter, mettre en abime, écho ou opposition - simplement en image - le tout, c'est un peu payer cher son rétroprojecteur.
Bon, pour le coups, l'écran étant celui de la géode et le groupe PLAID, ce n'était tout de même pas si mal. D'autant que vers le fin, quelques effets hypnotiques bien sentis ont relevé le tout.
Scratch Massive, en première partie - est ce le terme exact - c'était tout de même autre chose. La musique de PLAID se veut peut être plus subtile, mais elle est surtout vaine. Scratch Massive, c'est plein d'énergie et surtout c'était complètement pensé pour le lieu. A part le chanteur qui ferait mieux de rester guitariste. Un concert bien structuré, des images prévues pour un écran hemisphèrique - ce qui évite les déformations moches des super 8 de Bob Jaroc - une belle perf comme on.
A ce dernier propos, je conspue toutes les infirmière qui ne savent pas faire des prises de sang sans gangréner le bras.
Sinon, allez écouter Crevecoeur. Bizarrement, l'album est assez faible, mais chaque morceau, pris individuellement, vaut le coup d'oreille.
-C'est pas vrai. Qu'est ce que t'as encore fais ! C'est pas possible. Qu'est ce que t'as fais ? Chaque fois c'est pareil ! Mais regarde moi le travail ! Y'en a partout. Tu peux pas continuer comme ça. Va vraiment falloir qu'on trouve une solution.
- C'est toujours la même chose. Je peux pas continuer à gâcher ma vie.
- Pourtant, ça ne dépend que de toi. Tu sais ce qu'il ne faut pas commencer.
- Tu crois que c'est facile ? Surtout, pour qui ferais-je ça?
- Pour toi.
- Pour moi ? A quoi ça sert ? Si je n'ai pas de raison, de but, le plaisir immédiat et la fin avant la douleur, ça me suffit. Pourquoi commencer par la fin, sans certitude de plaisir ?
- C'est adolescent. Tu sais bien qu'il y autre chose.
- Oui, je l'ai effleuré. Aider, se faire aider, être utile, transmettre, réaliser.
- Et alors ?
- Et alors, ça s'est fané.
- Va falloir qu'on trouve une solution. Je sais pas comment on va s'en tirer comme ça. C'est toujours la même chose. Regarde un peu le résultat. C'est n'importe quoi ! C'est plus possible
- Arrêter ? Constater l'échec ? Se venger ?
- La vengeance, pour quoi, contre qui ?
- Pour rien, contre tout le monde.
- Tu n'en n'est pas là.
- Le compte à rebours arrive à
terme, je le sens bien.
- Tu n'es pas lucide.
- La faute à qui ?
- A toi !
- C'est trop facile. Si ce n'est que moi, je n'ai qu'à faire ce que je veux. Je n'ai qu'à laisser aller.
- Pourtant.
- Oui, responsabilisons chacun et déresponsabilisons tout le monde. Beau paradoxe.
- Ce que tu viens de me confier, tu ne l'as dit à personne ? Maintenant tu n'es plus seul. C'est ça l'incommutabilité. C'est ça dont tu as besoin. Être aimé.
Mercredi dernier, il y avait !!! (ploufploufplouf) au Bataclan. J'avais peur de voir mon impatience déçue.
Quelle erreur ! !!! C'est de la bombe. En plus, pour la première fois depuis des lustres: une organisation parfaite (enfin normale) et un bon sound system dans cette salle.
Je zappe la première partie. Ils sont mignons, mais ça s'arrête là.
!!! arrive. Se met la salle dans la poche avec un break après moins de 30 sec. d'une attaque monstrueuse. A partir de là, je ne sais plus. Je sais plus combien de temps ça a duré - trop court. Je ne sais plus ce que je faisais - certainement sauter, danser, taper des mains, claquer des pieds, hurler. Dans le doute, et me croyant ridicule, je me retourne. Toute la salle était dans le même état. Avant de friser l'hystérie lors du final, les chanteurs mouillent leurs chemises dans la foule (Nic Ofer et John Pugh à porté de main), invitent un bout de public sur scène et le laisse redescendre en stage diving et le groupe, tout simplement, enflamme la salle.
Heureusement, le Popin' était là pour permettre une descente en douceur, car ces gars ils sont tout de même vaches et te laissent perché à la fin du show.
Comment ai-je pu le rater ? Pourtant l'information se faisait insidieuse, voire franchement voyante depuis quelques semaines (mois ?).
Un truc bizarre, une histoire de réédition, de sample et de création - ou pas.
Black Devil Disco Club est inintéressant à plus d'un point. Donc à au moins une droite, pour ceux qui suivent. D'abord est surtout, parce que c'est une "bombe mutant disco". Un disque qui pourrait - ou pas - avoir été écris il y a 30 ans. Sauf qu'il sonne trop moderne pour ça. Sauf que c'est que les sons sont tout de même très rétro. Sauf que pas tout à fait.
Voilà où nous en sommes. Nous n'arrêtons de ressortir la passé. Rien ne sort qui bouleverse nos arrêtés musicaux. Pas de révolution à l'horizon, mais un héritage toujours redécouvert. Certains crieront à la mort de la créativité ou à un excès de passéisme de la part de critiques musicaux - parce que c'est bien d'eux dont tout part - mono générationnels. Pourtant la création est intemporelle. Les idées ne meurent pas deux ans après leur émergence, elles raisonnent, se font échos l'une l'autres, se combattent parfois, mais ne disparaissent pas.
Black Devil Disco Club, c'est aussi l'anti MySpace. Bien sur, il y a hype. Bien sur les magasines prescripteurs de "culture" se sont jetés dessus, au moment au la carapate de l'Underground pour happy few commençait à se craquer, pour en faire de l'Underground branchouille. Mais cette fois, la recette est plus classique.
Cette hype là, est partie de quelques références bien réelles (Reflex + Chemicals Brothers), portées par un bouche à oreille d'initiés puis repris par la frange prescriptrice. Pas de découverte éclair sortie de nulle part.
Un peu comme les Dafts, Air ou Saint Germain à l'époque...
Mardi de la semaine dernière. Enfin, je crois que c'était mardi. Je me perds un peu quand ça remonte trop loin. Mardi de la semaine dernière, donc, j'avais rendez-vous avec mes anciens collègues d'Evry. Un bon plan, on devais se faire un resto chinois et un booling, le tout organisé par un spécialiste des resto chinois.
Le rendez-vous est pris au Lotus dans le 13ème. Précautionneux, je regarde le plan avant de m'y rendre. C'est pas compliqué, après le métro remonter Tobliac, puis avenue d'Ivry, puis tourner à gauche.
Métro, cherche Tolbiac....Y'a pas de rue Tolbiac. C'est quoi cette histoire ? Elle était pourtant là il y à encore 4 ans !
Ah, oui, c'était pas la bonne station... Pas grave, je marche jusqu'à la suivante.
Métro, bonne station, rue de Tolbiac. Tout va bien. Coups d'oeil au portable. Plus de batterie. Pas grave, je sais ou je vais. Sauf que j'ai pris la rue dans le mauvais sens. Demi-tour.
Avenue d'Ivry. Putain, elle est longue cette avenue. Et moche aussi, bordée de HLMs. Il doit être franchement bon ce resto. Je cherche ou tourner. La ou c'était marqué dans le plan, y'a pas de rue. Pas grave je continue.
Quartier qui craint au fond de l'avenue d'Ivry. Demi tour, vite.
Là où j'aurais du tourner. Y'a effectivement une rue. Gardée par un mec avec un chien et qui s'enfonce dans un parking. Je la prends. Y'a pas de trottoir, ça sent la pisse et les poubelles. C'EST QUOI CE RESTO ?!!!?
Je monte au premier escalier glauque que je trouve. Me retrouve dans une espèce de cours d'immeuble. Un buibui au milieu, mes collègues dedans. ENFIN !!!
Ce buibui qui n'avait l'air de rien était en fait, un buibui !
Franchement, la légende qui dit que les meilleurs restaurant sont les plus paumés est complètement fausse.
Nanterre
Je vais peut être signer pour un an à Nanterre. C'est pas ce que j'avais prévu et je n'étais pas sur d'être prêt à m'engager si longtemps.
Je vais quand même voir.
La aussi c'est au milieu de nul part. Encore un quartier moche qui doit probablement craindre la nuit. Mais une fois sur place c'est joli et reposant. Quelque part excitant.
Ca c'est présenté tout seul, ca ne semble pas désagréable. Je crois que je vais tenter l'année. On verra après pour la suite.
Evry
D'accord c'est direct. D'accord j'y ai passé de très bonnes années. D'accord ça ne s'est pas mal fini, en apparence. Mais quand on y pense, c'est finalement eux qui m'ont mis à la porte. Avec un bel emballage cadeau et en me faisant croire que j'avais le choix. Mais ils ne m'ont pas spécialement retenus.
Après tout ce que j'ai donné pour eux et ce qu'ils m'avaient promis, c'est vexant et irrespectueux. Du coups, pas forcement envie d'errer par là.
PS:
Alex Gopher sort un album. Encore un qui laisse tomber le sampler pour les guitares et pour le pire. Franchement c'est quoi cette manie ! Les gars, vous étiez bons derrières des machines. Vous êtes à chier derrière un micro et une gratte.
Et franchement, c'est pas parce que vous pouvez vous le permettre maintenant qu'il faut nous imposer vos fantasmes d'adolescent. La "new/no wave" ça a été fait, et bien fait. Pourquoi massacrer tout ça juste parce que vous n'aviez pas pu monter de groupe au lycée ?
Messieurs dames, mes 40000 lecteurs et 4400 hommes du futurs. Amis non Gaiens oyezozyze.
Et bien voila, ça semble hallucinant, incohérent, con, crétin et tout ce que vous voulez, mais la rumeur veut qu'il y ait bien un film en préparation !
C'est confirme par Jacky. Pas par Dorothée, mais on soupçonne très fortement que, malgré la main mise d"AB production sur le cable, elle n'a pas pardonne à Chantale de squatter les dance floor PDs à 3h du mat' (à ce propos, personne ne sait encore à quoi elle se dopait).
Pour les fans de Marrotte et Charly, la Fee Caca, PatLeGuen et les guests de merde. rdv ici
Trois semaines, pas une pause. Trois semaines, des gens, des amis, des amants, des parents. Trois semaines, se lever le matin, tous les matins. Tôt. Trois semaines, pas assez de sport. Trois semaines, pas assez d'ordre. Trois semaines, pas assez de fin.
Le temps...c'est de l'argent
Travailler, sans le faire. Se faire avoir et travailler. Gagner ce qu'on dépense. Ne pas pouvoir le dépenser. Tout changer.
Le temps...change
Autrement. Autrui. Ailleurs.
Le temps...s'accélère
Une scène. Des jets d'oranges. L'amour perturbé. Le sexe perturbé. Des personnages perturbés, nus, masqués, instables, tombants et drôles.